1er GVD: J-9
Rien à signaler, hormis une petite fièvre (37,4C°, ma personne étant plutôt habitué à du 36C° et des poussières), et une fatigue qui me colle aux basques comme pas possible.
Soit c'est ce GVD, soit c'est mon corps qui, a ce quatrième protocole, et malgré ses 21 ans, commence à me susurrer à l'oreille qu'il aimerait bien un peu de repos.
Eh bien, du repos, corps, tu en auras lorsque tu auras bouté l'étranger hors de chez nous, fieffé idiot. Parce que, si j'ai bien compris, tu t'es pris un cancer en plein milieu de tes défenses immunitaires, abruti, un peu comme si une place dite imprenable voyait tout à coup sortir de ses souterrains des légions ennemis.
Corps, tu es un con. Mais je t'aime bien (notre rupture serait difficile).
Cela dit, et je le répète, hormis la fièvre (qui n'est pas attribuable sans hésitation au traitement, il se peut aussi que j'ai pris froid comme un quidam), et la fatigue (là, pas de doute), rien à signaler. Pas comme le BEACOPP, qui restera dans les annales du AHMONDIEUDCOMMMENTCSASEPASSEJEVEUXPASYRETOURNER. Comme l'a dit une infirmière de mon nouvel hôpital: "Le BEACOPP, c'est du destop." A noter que mon cancer a rebondi sur le destop pour me chopper un ganglion supplémentaire.
Mon Hodgkin est ingénieur, bac +8; il sait tirer parti des situations grâce à de fins calculs.
Malgré la fatigue, contrairement aux premiers jours du DHAP (je suis une encyclopédie vivante; tuez-moi), il est possible de lire des livres sérieux, de tenir la conversation, voire de marcher dans la rue, ce que je ne fais pas, comme le temps est à la calamité fixe, entre le froid mesquin accompagné d'une brise qui brise (oh! l'antanaclase! oh! un mot que personne ne connaît et dont tout le monde se fout!) les os.