Post-autogreffe: J7
Voici une semaine que je suis sorti d'autogreffe. Actuellement, je récupère des forces et de l'appétit, mais mon corps semble quand même avoir perdu un boulon. Je me réveille donc tous les matins à l'aurore, et embrasse la faïence de ma cuvette, sans rien rendre, pendant 30 minutes.
Mon corps veut que je me racle la gorge, en ayant des hauts le coeur, alors que je n'ai rien avalé depuis des heures, et que je me suis couché dans un état tout à fait normal. Pas comprendre. Moi pas comprendre.
Cette manière de poser le problème en mettant à distance mon corps: "Que veut-il dire?" effraye un peu mon amie, et je la comprends. Mais mon corps et moi (eh, attends, c'est qui "Moi", alors?) avons pris pas mal de coups au bar du coin; on se comprend comme des frères, normalement. Or, là, je ne comprends pas, et ça m'agace.
Sinon, et je vous interdits d'y voir un quelconque rapport avec ce qui est écrit plus haut, c'est avec joie que j'emmerde les consignes alimentaires. Considérant qu'il n'est pas possible de se priver de tout ce qui est bon et malsain en ce monde pendant plusieurs mois, et qu'il est indispensable que je m'en prive en post-allogreffe, je déjeune et dîne de la charcuterie sans ciller.