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Autogreffe: suite et fin

10 Juillet 2013 , Rédigé par A.B. Publié dans #3615 mon protocole

Ce que vous disent les médecins, sur la rapidité du rétablissement, une fois les globules blancs revenus, tout est vrai.

Dimanche, je pataugeais encore dans la morphine, avec une cavité buccale qui ressemblait à haut fond marin. Lundi - paf - plus rien. Et mardi, la sortie.

Je ne me souviens pas vraiment de la seconde partie du séjour, pendant laquelle j'ai d'ailleurs très peu écrit. J'avais beaucoup de morphine, puisque malgré mes soins intensifs (j'allais jusqu'à une dizaine de bains de bouche par jour), j'ai eu une mucite stade IV.

Mais il faut se dire que pour 1 point de douleur vous en avez 2 de morphine. Vous avez donc mal, mais vous êtes surtout complètement perché. Je me souviens d'une nuit, passée presque blanche, à tenter de faire une recherche Google. Aucune idée de ce que je pouvais bien vouloir trouver, mais je n'arriver pas à finir d'écrire les mots clés; je devais m'endormir à chaque fois sur le clavier. J'ai donc fait des micro-sommeils, et m'en suis très bien tiré comme ça.

La sortie d'autogreffe est une période assez étrange. J'avais lu sur Internet, incrédule, qu'on avait peur au moment où le médecin vous donnait la permission de sortir. C'est vrai. Ca fait plus d'une semaine que vous êtes enfermé dans une chambre, qu'on vient vous voir avec moult précautions, que vous mangez des plats certifiés, et tout à coup; va. On se sent fragile, on ne sait pas trop bien ce qu'on a le droit de faire et de manger, et on en revient pas de ce qu'on vient de vivre.

Une bactérie intestinale, repérée lors de mon hospitalisation, s'est pleinement déclaré à la sortie. Je ne sais plus son nom, à coucher dehors, mais ça ressemble à une gastro-entérite. J'ai donc une appétit ridicule - deux biscuits secs font mon après-midi - et une grande faiblesse. J'avais aussi lu ça, sur Internet, la déception qu'on éprouve à la sortie: on s'attendant à rire dans des prairies sucrées, main dans la main avec son amie, et on se retrouve à dormir ou sommeiller, sans savoir bien quoi faire qu'on ne pouvait faire à l'hôpital.

Pour l'instant, chaque ligne lue se compose à 50% de "keskissépassé" et à 50% de "jdoyiretourner".

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