2e GVD: J-3
Miracle, ô miracle.
Le jour de l'injection fut dur; le GVD a un bel uppercut, rien à dire. Forte fatigue, nausées fortes, et surtout l'impression d'avoir bu un mauvais mélange de vodka, de whisky, et de vin rouge bon marché la veille. Très, très mauvaise gueule de bois.
Le jour suivant, le J-2, ne fut pas plus facile. Énorme fatigue, mal-être général, impossible de faire quoique ce soit. Je suis resté allongé à contempler le plafond pendant presque toute la journée, retrouvant un peu de force - ô ironie - le soir, lorsque j'allais me coucher.
Et aujourd'hui, miracle, je me sens bien. En J-3. Certes, je n'irais pas faire du jogging, ou même du vélo d'appartement. Certes, je n'irais pas à un concert - moi qui n'y suis jamais allé - et je pense plutôt m'occuper à conserver cette énergie comme on conserve la flamme de son briquet contre le vent (oh! belle comparaison! hommage au cancéreux du poumon). Mais, là, rien. Ça va. Ça fait même bizarre que ça aille, alors je traque le moindre signe, la moindre douleur, la moindre gêne, et je dois me résigner: non, rien.
Mais il n'est que 09:42 du matin, avec un peu de chance, je redeviendrais intéressant d'ici la fin de la journée (ah! mon ventre!/ah! ma tête!/ ah! etc)