Autogreffe: J1
Me voilà donc le jour J. Eh bien, c'est un soulagement. Je m'en suis tant tordu rien qu'à y penser, qu'enfin le vivre, l'entamer, et se dire que chaque instant le bouffe un peu plus, est jubilatoire.
Arrivé à 14h, branché à 16h, après une radio thoracique, et plusieurs questions, je ne commencerai la chimiothérapie que demain.
L'interne m'a expliqué ce qui risquerait d'arriver: mucites, fièvres. C'est à peu près tout.
Ma chambre est ridiculement petite, mais j'ai une belle vue, ce qui n'est pas négligeable, pour les beau crépuscule estivaux dont je n'aurai rien à foutre étant donnée ma fièvre future.
L'hôpital me coupe un peu de motivation; la chambre est si petite que je ne dispose pas d'un vélo d'appartement, comme les autres chambres, et je n'arrive pas à me concentrer. Pourtant, l'unique chose que l'on m'envoie dans les veines, actuellement, c'est de l'eau. Bah, rien n'y fait, je regarde le titre de mes livres, et me dit que je n'en ai vraiment, vraiment rien à foutre.
Tout l'enjeu du séjour va être de se forcer à faire quelque chose, au lieu d'attendre. J'imagine que l'on peut se prendre au jeu.