Allogreffe: J2
Commençons déjà par s'excuser: le cathéter à émergence cutanée est beaucoup plus agréable que le PAC. Avec le PAC, on a une aiguille qui sort de l'épaule. La nuit, impossible de se retourner, et c'est gênant. Avec le cathé, aucun souci. Et c'est assez joli à voir.
J'ai mal géré mon coup. Ayant voulu reproduire la même technique que pour l'autogreffe, consistant à se coucher tard et à se lever tard, je me suis couché à 2h30 du matin, et me suis fait réveillé (en plus du 6h pour les constantes, 8h pour le petit-déjeuner), à 10h pour le lit. Puisqu'en chambre stérile, les draps sont changés et le lit nettoyé tous les jours. Il va donc me falloir ré-évaluer ma stratégie de sommeil.
Toujours pas, hélas, de vélo d'appartement. En dehors des visites, je joue à l'ordinateur, comme un geek, et je lis Cioran. Proust, ça ne passe pas. J'ai beau m'efforcer - il y a incompatibilité d'humeur entre le narrateur qui pleure de quitter sa mère, qui pleure sans avoir eu une signe de sa grand mère, qui pleure de changer de résidence secondaire, et moi, là, actuellement.
Mon amie m'a amené toute une collection de DVD de théâtre, enregistrés à la Comédie Française. Je vais voir ce que ça donne.
Concernant les effets secondaires, pour l'instant, pas grand chose, hormis une fatigue que je sens s'installer progressivement, et qui s'installe bien trop vite pour être de la simple usure. Il y a de la chimie, dans tout cela, monsieur. Je vous l'assure.