2e DHAP: J-5
Après une nuit féroce à force de prurit (que rien, je ne crois, ne fait partir? Ni douche, ni crème hydratante, ni Atarax, ni Zyrtec...?); ma journée fut donc larvaire. Je ne me souviens plus de toute la première partie, passée sans doute à invoquer les dieux pour dorrmir, et plus de la deuxième, employée à dormir.
Hormis mon coussin en sueur lorsque je me suis réveillé (et vous savez cette sentation, lorsque son coussin est en sueur, et qu'on tâche de se rassurer: "Il faut chaud", "J'ai trop couvert", "D'ailleurs, il n'y avait que lui qui était en sueur, pas mes draps, haha, ce n'est rien", et que pourtant, on serait prêt à dormir la tête sous un ventalisateur pour s'épargner cette épreuve.
Si c'est un bien un prurit, et non plus une réaction allérgique au produit de la chimio, et que j'ai bein des sueurs nocturnes, je ne comprends pas l'intérêt d'attendre le TEPscan.
Je passe au protocole expérimental (que l'on trouve sur Internet, mais si peu détaillé que les bras m'en tombent).
Si j'ai bien compris, il s'agit d'un anti-corps, l'AC30, qui vient se greffer aux molécules de Hodgkin, et les guérir. L'injection dure 30 minutes en hôpital de jour, et n'a pas les mêmes effets que la chimiothérapie (pas de nausées, pas de vertiges); uniquement ceux des gros antiobiotiques (fièvres, frissons; bref, rien).
Cette moléculure peut être coupée, pour un meilleur résultat, avec une autre chimio (j'imagine une sorte de BEACOPP; X jours à l'hosto, et 1 jour à l'hosto de jour?). Mais je ne sais pas s'ils, dans mon cas, après 4 ABVD, 4 BEACOPP, 2 DHAP, et un BEAM prévu, ils veuillent me remettre de la chimio.
Le but étant, bien sûr, que la tumeur meurrt avant moi - pas l'inverse.
Hormis la fatigue, aussi impressionnante que la première fois, rien à signaler. Pas de douleurs, pas de problème de transit quelconque, pas de dégoût, ni de nausée. J'ai la vague impression d'avoir enchaînée quinze soirées orgiaques sans dormir une fois - c'est tout.